Les Ursulines à Valenciennes et Saint-Saulve
Une histoire de sang et de feu.

La mission des ursulines est toujours une mission d’éducation sous différentes formes. Actuellement, elles assurent divers services : soutien scolaire, maison de quartier, accueil des familles des prisonniers, atelier de théologie,...

Découvrons leur histoire.

Ste Angèle Merici, leur fondatrice,  cliquez-ici.

A valenciennes et à Saint-Saulve de commencements en commencements : leur histoire :

Faire face – Recommencer - Rebondir – Agir – Innover – Aller de l’avant – Ensemble
Notre Dame de la Garde veille sur nous aujourd’hui comme hier !

1654 : Arrivée des Ursulines à Valenciennes

Les fondatrices viennent de Mons (5 sœurs) et de Namur (2 sœurs) pour « l’instruction des filles et des femmes » et fondent la plus importante école de filles de Valenciennes.

rue du Quesnoy(Ursulines St Saulve) rue du Quesnoy(Ursulines St Saulve)  

Un siècle plus tard, leur propriété longe l’actuelle rue du Quesnoy depuis la rue Delsaux jusqu’à ce qui deviendra la basilique Notre-Dame du Saint Cordon. Elles accueillent des pensionnaires des alentours mais aussi de beaucoup plus loin du fait de leur renommée. Elles enseignent gratuitement à plusieurs centaines de petites filles moins aisées et assurent la formation de domestiques et ouvrières.

 

1794 : la période révolutionnaire et le martyre de 11 ursulines.

La période révolutionnaire est dure pour les religieuses. En raison de la suppression des ordres religieux en 1790, les Ursulines de Valenciennes décident de rallier Mons, leur monastère de fondation, en septembre 1792.

Revenues, en 1793, elles sont chassées, à nouveau, de leur maison de la rue du Quesnoy qui a été réquisitionnée par le gouvernement (sans aucun paiement). Certaines vont être emprisonnées dans leur propre couvent.

En 1794, la ville de Valenciennes est reprise définitivement par les Français. Les ursulines sont arrêtées, jugées et condamnées à mort pour « crime d'émigration et pour avoir exercé sous la protection de l'ennemi, des fonctions qui leur avaient été précédemment interdites » (l'exercice de la vie religieuse).

En octobre, 11 d’entre elles sont guillotinées « en haine de la foi ».  

Martyre-Ursulines-valenciennes-Maillard Martyre-Ursulines-valenciennes-Maillard  Le 17 octobre 1794 :

  • Sœur Nathalie (Marie-Louise Vanot,66 ans, de Valenciennes)
  • Sœur Laurentine (Jeanne-Marie Prin, 47 ans, de Valenciennes)
  • Sœur Marie-Ursule (Hyacinthe-Augustine Bourla, 48 ans, de Condé-sur-Escaut)
  • Sœur Marie-Louise (Marie-Geneviève Ducret, 38 ans, de Condé-sur-Escaut)
  • Sœur Augustine (Marie-Madeleine Desjardins, 34 ans, de Cambrai)

Le 23 octobre :

  • Sœur Clotilde-Angèle Paillot, (Clotilde-Joseph, 55 ans, de Bavay)
  • Sœur Joseph Leroux, (Anne-Joseph, 43 ans, de Cambrai)
  • Sœur Scholastique Leroux, (Marie-Marguerite, 43 ans, de Cambrai)
  • Sœur Anne-Marie Erraux, (Augustine, 32 ans, de Pont-sur-Sambre)
  • Sœur Françoise Lacroix, (Liévine, 41 ans, de Pont-sur-Sambre)
  • Sœur Cordule Barré, (Jeanne-Louise, 44 ans, de Sailly-en-Ostrevent)

En 1920, elles sont proclamées « Bienheureuses » par le pape Benoît XV.

Après cet épisode, tout est dévasté et les survivantes, dispersées.

1796-1816 : une restauration commence …

Les ursulines font face et pauvrement, petitement commencent la reconstruction. Elles s’installent rue de Famars, dans le quartier du béguinage et du Refuge de Fontenelle.

Et, de nouveau, c’est une période d’expansion, les novices sont nombreuses, les pensionnaires viennent de toute la région. Les classes gratuites sont pleines à craquer. L’école du dimanche pour les ouvrières et les employées est fort fréquentée.

La place commence à manquer, il faudrait regrouper les maisons au même endroit et s’agrandir. Mais cela est impossible, les Ursulines quittent donc Valenciennes et partent à Saint-Saulve

 

1845-1901 : la communauté s’implante à Saint-Saulve

batiments-ursulines-stsaulve(2) batiments-ursulines-stsaulve(2)  En 1845, c’est le « transfert » pour Saint-Saulve. En moins de 50 ans, les ursulines passent d’une abbaye en ruines à un magnifique pensionnat.

En 1850, elles créent l’Ecole saint Joseph « pour l’instruction de toutes les jeunes filles pauvres du village »

En 1901, un nouveau bâtiment est construit pour l’externat saint Joseph. Il est toujours debout aujourd’hui !

 

1907: de nouveau la Belgique

L’horizon s’obscurcit, une fois encore. Suite à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat dite loi 1905, le gouvernement interdit aux religieuses d’enseigner, réquisitionne leur propriété et la met en vente.
Les religieuses, prévoyantes, avaient fait l’acquisition d’une maison à Sirault en Belgique. La communauté et une partie des pensionnaires y partent.

Quant au couvent de Saint-Saulve, il est offert en jouissance à l’Archevêché de Cambrai, qui y installe les Grand et Petit Séminaires.

Cette période d’exil et de guerre durera jusqu’en 1924.

1924 : le retour en France, à St Saulve

17 ans après, c’est le retour, enfin ! … Après avoir racheté la propriété, morceau par morceau, il faut tout recommencer, courageusement.

C’est une période glorieuse qui s’ouvre : prouesses techniques pour des aménagements modernes, pédagogie en pointe : salle de sciences, de chimie, de sport, théâtre, enseignement des langues étrangères. Développement, renommée et une si belle maison !

1973 : Incendie !

Les ursulines sont une fois de plus touchées, la chapelle et les 3/4 des bâtiments partent en fumée. Heureusement, il n’y a aucune victime à déplorer. L’Ecole saint Joseph n’est pas touchée.

Cet incendie les oblige à partir encore, les sœurs aînées vont près de Lyon et les autres, comme leurs devancières, vont recommencer. Grâce à un grand mouvement de solidarité, la classe reprend à la rentrée des vacances de février, dans des préfabriqués.

De 1974 à aujourd’hui : Arrêter ? Non ! Reconstruire encore…

batiments-ursulines-stsaulve batiments-ursulines-stsaulve  En 1974, les classes maternelles sont construites

En 1975, c’est le collège et la maison de retraite Merici

En 1979, la Communauté Notre Dame de la Garde.

Depuis ce jour les sœurs poursuivent leur mission d’éducation au service de l’évangélisation.

Et en 2015, dans le quartier HLM de la Pépinière, une petite communauté commence sa mission.

 

 

Sainte Angèle toujours vivante au milieu de nous nous redit encore aujourd’hui :

« Ayez espérance et foi ferme en Dieu, car il vous aidera en toute chose… Agissez, remuez-vous, croyez, faites des efforts, espérez, criez vers lui de tout votre cœur et sans aucun doute, vous verrez des merveilles ». Avis de sainte Angèle Pr 15, 17,18

Article publié par Service communication • Publié le Lundi 07 octobre 2019 • 226 visites

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