« Enfin, chers amis, nous voulons élever vers le Seigneur une hymne d'action de grâce et de louange pour la vie consacrée elle-même. Si elle n'existait pas, le monde serait tellement plus pauvre ! Au-delà des évaluations fonctionnelles superficielles, la vie consacrée est importante justement du fait qu'elle est signe de gratuité et d'amour et cela d'autant plus dans une société qui risque d'être étouffée dans le tourbillon de l'éphémère et de l'utile (cf. Exhortation apostolique post-synodale de Jean-Paul II « Vita consecrata », 105). Au contraire, la vie consacrée témoignage de la surabondance d'amour qui pousse à « perdre » sa vie, en réponse à la surabondance d'amour du Seigneur qui le premier a « perdu » sa vie pour nous. En ce moment, je pense aux personnes consacrées qui sentent le poids de la fatigue quotidienne rare en gratifications humaines, je pense aux religieux et aux religieuses âgés, malades, à ceux qui se sentent en difficulté dans leur apostolat... Aucun d'entre eux n'est inutile, parce que le Seigneur les associe au « trône de la grâce ». Ils sont au contraire un don précieux pour l'Eglise et pour le monde, assoiffé de Dieu et de sa Parole.
Nous nous approchons du Dieu trois fois saint, pour offrir notre vie et notre mission, personnelle et communautaire, d'hommes et de femmes consacrées au Royaume de Dieu. Nous accomplissons ce geste intérieur en intime communion spirituelle avec la Vierge Marie : en la contemplant dans l'acte de présenter l'Enfant Jésus au Temple, nous la vénérons comme la première et parfaite consacrée, portée par ce Dieu qu'elle porte dans ses bras ; Vierge, pauvre et obéissante, toute dévouée à nous, parce que toute à Dieu. A son école, et avec son aide maternelle, nous renouvelons notre « me voici » et notre « fiat ». Amen »
Source: Librairie éditrice vaticane