LES FEMMES DANS LE DIOCESE

L'article qui suit est "le rendu" d'une conférence entendue. Traduire la pensée d'un autre comporte une part de subjectivité de celle qui écrit. Mais quelles belles intuitions !!! Merci, Agnès. Personne n'a regretté d'avoir affronté la neige ce dimanche.

"Les femmes dans le diocèse", cela aurait pu être le titre de la récollection organisée par la CDVR (conseil diocésain de la vie religieuse) ce dimanche 23 novembre 2008 à Raismes. Nous étions quatre-vingt femmes, des Soeurs et des Permanentes en pastorale. Une dame aussi animait la journée : Agnès Auschitzka, venue de Paris à l'invitation du groupe. Elle reviendra le 1er mars 2009 pour notre deuxième journée de récollection sur le meme theme.

 

Anne Marie et Cécile Le thème proposé était : "Les femmes dans la Bible". Pour aborder le sujet, Agnès a d'abord campé les incontournables, les invariables de la vie humaine : l'être humain a deux genres : le féminin et le masculin. Et c'est à égalité avec l'homme que la femme témoigne de la dualité humine. La différence est là depuis l'origine et elle toujours sera là. Ce qui est masculin n'est pas féminin, et ce qui est féminin n'est pas masculin : une vérité de Lapalisse ! Une vérité tout court ! Nous sommes témoins de la différence, et donc de la limitation. Nous sommes humains, homme et femme, ensemble. Donner un sens à cela, c'est possible.

 

Agnès et Vanessa Une autre donnée inaltérable c'est la capacité de la femme à enfanter. Cela place la femme dans des caractéristiques qui se passent "à l'intérieur", "dans le secret", "…dans le cœur".
La femme a toujours été pensée en relation avec le masculin, l'homme. Les choses évoluent vers plus de reconnaissance, mais il y a encore des domaines, même en Europe, très négatifs : la violence faite par des hommes aux femmes est épouvantable ; le rapport récent à ce sujet est bouleversant. Un autre domaine : la femme vue comme objet de plaisir pour l'homme. Dans la publicité, notre société sexualise tout ce qu'elle communique.

 

 

 

 Nous sommes des êtres non seulement relationnels (homme / femme etc.) mais aussi sociaux (la vie professionnelle…)

Et "les femmes dans la Bible" ? L'après-midi, Agnès a abordé ce thème, à sa façon, non en experte de la Bible, mais à travers ses convictions forgées à partir de ses lectures et méditations de la Parole.

 

Les femmes de la Bible nous inspirent Agnès nous a mis en garde contre toute "imitation" d'un modèle : "vous n'êtes pas des dieux". On ne prie pas Marie pour elle-même. Le peu de textes qui ont trait à Marie dans les évangiles sont tous tournés vers "sa mission" : la mère du messie. Marie est une inspiration autant pour les hommes que pour les femmes, pas plus et pas moins : elle est femme pleinement au regard de la foi; nous sommes appelés à construire une humanité qui, dans le dessein de Dieu, a vocation de rejoindre l'humanité divine qui rejoint Dieu; Notre Dieu est "Père et Mère" : construire le royaume dans lequel la différence n'est que positive: "il n'y a plus ni homme ni femme…"

 

Dans le jardin, sous la neige En regardant les "Figures de la Bible", nous pouvons trouver en elles l'action de Dieu qui les a menées vers le Père.
Pour méditer la valeur de cette différence homme/femme, il n'y a pas mieux que de prendre le texte de la Genèse sur Adam et Eve : pas plus qu'Adam, Eve n'est pas le fruit du vouloir humain ; elle est née du vouloir de Dieu, comme l'homme.
La femme n'est pas d'abord le partenaire sexuel de l'homme. Elle est "à côté" de lui, son égal, sa sœur, née du même Père. La fraternité est fondamentale pour le croyant.

  

 

 

 

 L'Eglise est un lieu où s'expérimente la communion fraternelle, un rassemblement de frères et sœurs.
Quand on médite et réfléchit sur les femmes dans la Bible ou dans la vie de l'Eglise, avoir toujours en arrière fond le regard que Jésus homme a porté sur les femmes dans l'évangile.
C'est normal que ce soient des femmes qui furent témoins de la résurrection de Jésus. Elles sont du côté de la vie: "si les femmes renonçaient à se battre pour la vie, le monde mourrait".

 

 Brigitte

 Il appartient à nous, les femmes, de libérer un maximum d'amour pour la vie; faire renaître la vie où elle s'éteint. Les femmes consacrées ont un grand rôle aujourd'hui ; les femmes mariées sont en survie. Les femmes consacrées sont plus disponibles pour tricoter plus serrés les fils de la vie.

 

 

 Il est dit dans la Genèse que la femme est "une aide" pour l'homme. Elle est une aide pour lui rappeler, sinon l'homme risque d'oublier, que ni l'avoir, ni le pouvoir ne le permettront de s'accomplir. Elle lui apprend que la fécondité est très différente de l'efficacité. (résultat). La femme est capable e rappeler cela parce qu'elle l'expérimente dans son corps, son cœur. Les exemples dans la Bible, l'Evangile, sont multiples : la Samaritaine, Marie de Bethanie, Marthe, Elizabeth… Cela ne nous gratifie pas; cela nous aide à nous mettre à notre place.

 

 

Repas fraternel

 Notre Eglise :

les apôtres, ce sont les messieurs;

les prophètes : les dames !

Un combat de communion, de conversation, de conversion.

C'est un combat difficile.

L'histoire a mis les hommes à une place unique, une hiérarchie grossie !

 

La fraternité est difficile à visibiliser. 

Mais elle est possible...

 

 

 

 

A partir de notes prises par Marie Dominique Treacy

A suivre…

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Article écrit par Marie Dominique TREACY    Publié Lundi 24 novembre 2008 -     - 1722 visites
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